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Il lui retira sa capuche.

Il lui retira sa capuche.
Il entendait le bruit des flaques sous ses pieds. Il était trempé jusqu'aux os. Il s'arrêta, puis marcha. Il pleuvait fort, le ciel était gris. Il avanca encore et encore. Il trouva un arrêt de bus, s'assit. Il était seul dans ce quartier, seul, très seul. Ses baskets étaient totalement imbibées d'eau et noircit par la saleté du sol. Il attendit. Il n'avait rien sur lui pour faire passer le temps. Il aurait pu prendre son baladeur de musique pour écouter David Bowie ou encore Nena, mais nan, il était partit de chez lui comme part un voleur qui ne reviendra pas ... qui ne reviendra pas... Le temps lui paraissait long; vraiment long ... Une silhouette de bus arriva dans le brouillard et stopa devant l'arrêt. Il hésita un instant, ne sachant plus ce que faire et monta. Il se hâta d'avancer dans le couloir de bus, étant donné qu'il n'avait pas non plus pensé à prendre des tickets chez lui. Il se choisi un siège dans le fond et balaya le regard autour de lui. Rien, personne. Si, une petite silhouette fluette près de la fenêtre. Cachée par une capuche, elle semblait dormir. Il ferma les yeux à son tour et laissa le temps s'écouler, le temps l'envahir puis le démolir. Le véhicule roulait, roulait, Le jeune garçon ne savait plus où il allait. Il s'en fichait de toutes façon, il s'en fichait. Au bout d'une quarantaine de minutes, l'engin s'arrêta. TERMINUS.
L'eau qui avait pénétré dans ses chaussures lui avait glassé le sang, il se leva et remarqua que la silhouette n'était plus là. Il sortit. Il ne voyait vraiment plus où il était à pésent. Plus rien, le vide. Un terrain vague était à sa droite, des petites maison noires et qui semblaient inhabitées à sa gauche. c'était pour le moins, sinistre. Il y avait près de l'arrêt de bus, un distrubuteur de boisson et de cochoneries trop sucrées comme ceux qui lui font des cailloux dans le ventre quand il les ingurgitent. Il trouva trois pièces de monnaies dans la poche inférieur de son pantalon. Il les glissa dans le distributeur, en appuyant sur le numéro qui convenait pour le Coca Cola et recommença sa démarche pour un sachet de ces deux bars de cochoneries-trop-sucrées-qui-lui-font-des-cailloux-dans-le-ventre-quand-il-les-ingurgitent. Il se retourna et là, tout se passa rapidement, la silhouette qu'il avait vu tout à l'heure dans le bus le poussa violemment contre le distributeur, s'empara du coca et de la cochonerie et se retira en courant.
A cet instant, il se sentit nul inférieur dans ce monde. Sans défense. Il se mit à courser sa voleuse. Après tout, il s'en fichait de sa bouffe, il voulait savoir quelle genre de personne la silhouette était, quelle genre de personne pourrait érrer comme lui dans les rues, et pour quelle raison ... Essouflée, elle s'arrêta, tourna les talons et le regarda net, l'air de lui demander "OK. J'ai ta bouffe, mais qu'est-ce que tu me veux dans le fond ?"Il s'avança lentement, lui retira sa capuche. A ce moment même, tout lui reveint à l'esprit. L'étoile.
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# Posté le dimanche 20 janvier 2008 05:31

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