Présentation

L'étoile

Lui

"L'autre"

Les autres viendront par la suite.


Présentation

# Enviado el miércoles 05 de diciembre de 2007 14:24

Modificado el martes 25 de diciembre de 2007 05:56

Elle marcha longuement en titubant. Sa silhouette chétive se glissait le long des murs. La nuit était tombée et elle se glissa à travers le ronces d'un arbuste, se faufilant. Dégueunillée et suffoquant elle se laissa tombée sur l'herbe mouillée.



Après avoir siroter une dernière gorgée de son coca, il poussa un soupir plein de rage et claqua la porte derrière lui. Il rentra dans sa chambre innondée par la lumière de la lune. Il ouvrit grand sa fenêtre, respirant l'air frais du soir. Le bruit d'une balançoire qui grinçait lui parveint à l'oreille. Il se issa à travers l'ouverture et sauta sur l'herbe humide et glissante. Il avança à petit pas se rapprochant de la balançoire grinssante. Il vit une silhouette fluette assise sur l'engin grinssant, tête baissé. Elle se retourna.

"Bonsoir" lui lança-t-elle.

- Bonsoir. Il s'assit près d'elle. Elle avait l'air bizarre, comme iréelle. Elle ne ressemblait pour le moins à rien. Il improvisa : "Que fait une demoiselle seule assise sur une balçoire grinssante, à cette heure-ci ?"

Elle attendit quelques secondes, le regardant droit dans les yeux. Ses yeux luisaient à la clarté de la lune.
"Et vous ?"


Surpris, il ajouta:
- Tutois-moi. Et pour te répondre, tu es dans le parc à proximité de mon hôtel. Je suis en tournée.

- En tournée de quoi ?

Il ouvrit des yeux grands comme ça d'un air interrogateur. " Attends, mais tu sais qui je suis ?"

Elle lui tourna la tête comme pour regarder le coin le plus sombre du ciel de son air mystérieux qu'il n'arrivait pas à cerner.
- Non, désolée.

-"Tu lis les journeaux ? Tu écoutes la radio ? Tu sors de chez toi ? T'allume ta télé ? Est-ce que tu sais lire ?"
Parce-qu'il n'est pas possible, il n'est pas possible de vivre en europe au 21 ème siècle et de ne pas savoir qui JE suis.


- Je n'habite pas en europe.

- Bah t'habite où alors, et d'où tu parles allemand ?

Elle ricana. Se leva, vacilla puis tomba et en criant presque lui lança: -"Je suis une étoile, et je parle toutes les langues de la Terre.

- Pff. Bah voyons. T'es as d'autre comme ça ? Répondit-il complètement abasourdit.

Elle le regarda de nouveau avec ce viseage austère et inquiétant. Elle lui sourit de ses lèvres pulpeuse très rouges. " Ce que tu peux être naïf. Tu es comme les autres, borné. Franchement, entre nous, en quoi ça me servirai de te raconter ça si c'était pas vrai imbécile.

Il resta un moment en silence le temps d'une réflexion.
"Et qu'est-ce que tu fais là ? T'es sure que tu fais pas partie de cette bande de putain de groupies qui hurle nuit et jour et erre devant MON hôtel, sans relache ?"

Elle croisa les jambes, retombant dans son air se tout, air de rien, le regars vide et s'emplissant presque de larmes; "Je suis là parce-que j'étais l'étoile du Petit Prince de Saint Exupéry, mais il est parti. Comme ça, un jour il est parti. Je ne sais plus à quoi il ressemble où s'il y en avait vraiment un. Je sais que je suis seule."

Il cru un insant qu'elle le regardait enfin. Lui il la regardait. Il la regardait, mais il ne savait ce qui l'attirait vraiment à la regarder. Elle, elle regardait au loin, parfois le ciel, parfois les graviers. Mais elle ne jetait pas de regard sur lui. " C'est pas possible que tu sois une étoile. Regarde toi. Des yeux sont injectés de sang et cernés de bleu. Tes joues sont creuses, tes lèvres sont violettes, tes cheuveus ressemblent à de la paille, tes mains sont maigres."

Elle lui jeta un regard net. Elle baissa la tête comme pour regarder le gravier." C'est dommage, je te trouve beau moi."

" Et les étoiles, ça ne se pique PAS" ajouta-t-il en observant ses avant-bras.

" Les étoiles ont le droit elles-aussi d'être malheureuse."

"C'est vrai ... Comment tu t'appelles ?" Espérant qu'elle lui donne une réponse un peu moins vague cette-fois ci.

Je sais plus. J'ai oublier au fil tu temps, il n'y avait personne pour m'appelé, je n'ai pas besoin de prénom.

Il resta muet un moment. Il regarda son profil. Son viseage arborait un petit nez pointu, des traits fin, un peau blanche comme les neiges. Un viseage que l'on pouvait peu distinguer à cause de la mèche que le vent faisait bouger sur ses yeus et son font.
" Mais moi, je veux t'appeler moi."

" Et bien, donne-moi un nom alors."


Il imita un geste de réflexion et dit: "Claire, Je t'ai rencontré au clair de lune, alors je t'appèlerais Claire."

Elle ne répondit pas. Se contentant juste d'aquiécer d'un signe de tête.

Il hésita un insant. - Comment as-tu fais pour venir sur Terre ?

- Bah comment tu fais pour aller sur la lune ?

- Bah j'y vais pas. dit-il interloqué.

- Ah !
Elle marcha longuement en titubant. Sa silhouette chétive se glissait le long des murs. La nuit était tombée et elle se glissa à travers le ronces d'un arbuste, se faufilant. Dégueunillée et suffoquant elle se laissa tombée sur l'herbe mouillée.

# Enviado el jueves 06 de diciembre de 2007 14:34

Modificado el jueves 13 de diciembre de 2007 15:27

S'il te plait

Des secondes, des minutes, des heures s'écoulèrent ... Sa tête s'alourdie. La silhouette se recroquevilla, rentrant sa tête dans ses genoux, son dos alors, un peu découvert. On voyait dépasser un caleçon de mec, gris fade.

" Tu portes des caleçon?" , lui demanda-t-il "C'est rare les filles qui en porte, nan ?"
Elle posa délicatement sa tête sur ses genoux. " A vrai dire, je n'ai pas de sexe. ... Regarde pas mon caleçon, il est moche."

"..." Il fut quelque peu choquée de la réponse. Il regarda encore le petit être allongé sur ses genoux. Ses yeux étaient devenu noirs. "Tu n'a peur de rien toi hein ? T'as pas peur du regard que les gens peuvent avoir sur toi ? Tu jette ça comme ça du style : moi chuis ni une fille, ni un mec !?"

" Que veux-tu qu'on me dise? Que je suis pas réèlle ? Que je n'ai pas lieu de vivre ici ? Que je suis moche ? Que je suis une putain d'androgyne ? Bah c'est vrai de toutes les manières !! "
Il se tû, les étoiles brillaient au loin.

" Bon je te parlerais au féminin, c'est plus facile pour moi ..."

L'étoile ne répondit pas. Elle fermait les yeux, sa tête toujours posé sur les jambes maigres du jeune garçon.

" T'es déjà tombée amoureuse ?"

" Oui, je crois. Le Petit Prince sans doute."

Il metta sa tête en arrière, ses cheuveux noirs pleins de gel dans le vent. Sa mèche tirée des mangas, droite comme un piquet ne bougeais cependant pas.

" Faudra que tu m'explique cette histoire de Petit Prince, je comprend rien."

" Peu être un jour, si tu est apte à me comprendre ..."

Ses bras flaichirent. " Ca veut dire quoi ça aussi.?"

Elle ouvrit ses yeux noir, le regardant d'un air : Tu es naif mon gars !

La tête de celui-ci était penchée vers le sol. Ses sourcil le fronssant, les joues se creusant. Il se sentait bizarre avec elle, il se sentait con. Il se sentait à côté de la plaque. Il se sentait trop réèl. Tout ça malgrès ses airs de supériorité de superstar. C'est vrai quoi, une étoile moitié fille, moitié garçon qui lui tombait dessus comme ça, cette chose qui rentrait dans sa vie un soir où tout allait mal et enfait si bien. Il déscendit ses lèvres et frôla les siennes lui soufflant :

" Laisse moi t'embrasser s'il te plaît "
S'il te plait

# Enviado el miércoles 19 de diciembre de 2007 13:25

Chapitre 3.

"Lève toi chérie, c'est l'heure", lui dit-elle en soulevant brusquement sa couette et ouvrant grand les volets, puis les fenêtres laissant entrer la lumière du jour et le vent frais qui se glissait dans ses oreilles.

"Mais MAMAN !! qu'est-ce que t'as à me lever comme ça ? Ca va pas non ?? On est en vacances je te rappel! Je fais ce que je veux en vacances !!!" glapit-il, fou de rage.

Elle devint rouge écarlate et fronçant les sourcils :
" NE ME PARLE PAS SUR CE TON ! Je reste ta mère et je ne veux pas avoir une larve à la place d'un fils bonsang !"

Il alla jeter un coup d'oeil dans la chambre d'à côté et hurla :
" Tais-toi ! Parcontre, mon cher frère jumeau, lui, il a parfaitement le droit de rester au lit jusqu'à 18h s'il le faut hein ? "

" La différence, c'est que ton frère, lui, il est musclé, il n'est pas trop maigre, ne se fringue pas comme une fille, il fait du sport, il attire les filles, il est beau, il ne se fait pas charier à l'école, il ne se fait pas défoncer à l'école et je sais, je sais que lui ne deviendra JAMAIS un sale pédéraste !! "

Sur ces mots, il éclata en sanglots.
"Je te défends de me traîté de pédé ! C'est injuste ! Enfait, tu es tout simplement comme ces cons. Tu ne crois pas en moi. Tu n'accepte pas les gens différents des autres. Toute façon, je te déteste, je te déteste pire que tout. Papa lui, il me comprenait, il m'aidait à aller de l'avant sur MON chemin. Il m'aidait à développer ce que j'étais et pas ce que les autres voulaient que je sois. !!"

Elle ne répondit pas, fronça à nouveau les sourcils et descendit les marches de l'escalier. Il enfila son jogging adidas leu turquoise et vert, un sweet blanc épais à capuche, se coiffa avec sa laque et son pègne, se noicit les yeux à l'aide d'un crayon et d'un peu de charbon, descendit à son tour les marches quatre à quatre, enfila un blouson en cuire, des baskets complètement usées et se diriga vers la porte.

" NE SORS PAS ! Viens manger ton petit dèjeuner ! "

Il se retourna brusquement.
"Nan !! J'ai pas faim alors laisse moi !"

" Même si tu mange pas tu viens ! T'es trop maigre et il fait froid !"

Il ouvrit la porte et la claqua brutalement et se mit à courir, courir, courir ...


Chapitre 3.

# Enviado el martes 25 de diciembre de 2007 05:47

Il lui retira sa capuche.

Il lui retira sa capuche.
Il entendait le bruit des flaques sous ses pieds. Il était trempé jusqu'aux os. Il s'arrêta, puis marcha. Il pleuvait fort, le ciel était gris. Il avanca encore et encore. Il trouva un arrêt de bus, s'assit. Il était seul dans ce quartier, seul, très seul. Ses baskets étaient totalement imbibées d'eau et noircit par la saleté du sol. Il attendit. Il n'avait rien sur lui pour faire passer le temps. Il aurait pu prendre son baladeur de musique pour écouter David Bowie ou encore Nena, mais nan, il était partit de chez lui comme part un voleur qui ne reviendra pas ... qui ne reviendra pas... Le temps lui paraissait long; vraiment long ... Une silhouette de bus arriva dans le brouillard et stopa devant l'arrêt. Il hésita un instant, ne sachant plus ce que faire et monta. Il se hâta d'avancer dans le couloir de bus, étant donné qu'il n'avait pas non plus pensé à prendre des tickets chez lui. Il se choisi un siège dans le fond et balaya le regard autour de lui. Rien, personne. Si, une petite silhouette fluette près de la fenêtre. Cachée par une capuche, elle semblait dormir. Il ferma les yeux à son tour et laissa le temps s'écouler, le temps l'envahir puis le démolir. Le véhicule roulait, roulait, Le jeune garçon ne savait plus où il allait. Il s'en fichait de toutes façon, il s'en fichait. Au bout d'une quarantaine de minutes, l'engin s'arrêta. TERMINUS.
L'eau qui avait pénétré dans ses chaussures lui avait glassé le sang, il se leva et remarqua que la silhouette n'était plus là. Il sortit. Il ne voyait vraiment plus où il était à pésent. Plus rien, le vide. Un terrain vague était à sa droite, des petites maison noires et qui semblaient inhabitées à sa gauche. c'était pour le moins, sinistre. Il y avait près de l'arrêt de bus, un distrubuteur de boisson et de cochoneries trop sucrées comme ceux qui lui font des cailloux dans le ventre quand il les ingurgitent. Il trouva trois pièces de monnaies dans la poche inférieur de son pantalon. Il les glissa dans le distributeur, en appuyant sur le numéro qui convenait pour le Coca Cola et recommença sa démarche pour un sachet de ces deux bars de cochoneries-trop-sucrées-qui-lui-font-des-cailloux-dans-le-ventre-quand-il-les-ingurgitent. Il se retourna et là, tout se passa rapidement, la silhouette qu'il avait vu tout à l'heure dans le bus le poussa violemment contre le distributeur, s'empara du coca et de la cochonerie et se retira en courant.
A cet instant, il se sentit nul inférieur dans ce monde. Sans défense. Il se mit à courser sa voleuse. Après tout, il s'en fichait de sa bouffe, il voulait savoir quelle genre de personne la silhouette était, quelle genre de personne pourrait érrer comme lui dans les rues, et pour quelle raison ... Essouflée, elle s'arrêta, tourna les talons et le regarda net, l'air de lui demander "OK. J'ai ta bouffe, mais qu'est-ce que tu me veux dans le fond ?"Il s'avança lentement, lui retira sa capuche. A ce moment même, tout lui reveint à l'esprit. L'étoile.
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# Enviado el domingo 20 de enero de 2008 05:31